Hong Kong
Hong Kong est une ville absorbante.
The handrail has something to tell you : “hold me !”
Certains établissements Hong-Kongais ont décidé de prendre les choses en mains…et de faire face au danger que constitue l’assouvissement de ses besoins naturels. « L’urinoir-vidéo » soulage l’utilisateur des divagations de son esprit en lui offrant un poil de pubicité.
Why is it so hard to get lost in the jungle ?
Découvrez plus de nouveautés musicales au centre commercial ! Les titres du moment sont diffusés à plein tube à travers les rayons par extraits de quinze secondes. Plus de plaisir…
Pendant le typhon, la ville absorbe la foule comme une éponge. Plus personne ne reste dans les rues, aucun appartement n’est visible depuis l’extérieur : fenêtres trop petites, trop hautes.
What is space and why is it so important ?
A Hong Kong il y a de la climatisation partout. Tu as des frissons qui te parcourent le corps et que tu ne peux pas contenir. Les parents épongent leurs enfants avant de rentrer dans un building.
Je suis assis, que puis-je faire ? Pour moi la vie a la forme d’une tour.
Juke Box
Photographies realisees par Philippe Cap www.regardasie.com
Népal
Un petit verre de Shangrila
Katmandu, cette ville au nom et au climat si doux, nous accueille les bars ouverts. Nous résidons à l’hôtel « Shangrila » dans le quartier de Thamel. Autour d’un thé, nous apprenons que le propriétaire des lieux cumule les talents de gérant de guesthouse, professeur de musique (comme monsieur Dupont) et guitariste de rock (comme Dick Rivers). Nous passons quelques soirées à fumer des bières en musique.
Le jour durant nous visitons la ville, soit au hasard, soit au hasard d’un plan sans nom de rue. Les murs sont en briques, le sol pavé et les temples cachés un peu partout.
Les conducteurs de rickshaw à pédales ont chacun leur klaxon personnalisé : une petite trompette en plastique scotchée au goulot d’une bouteille de liquide vaisselle qu’ils pressent pour écarter les passants. On peut apprécier quelques instants de silence au détour d’une ruelle.
Kumari Devi est une déesse vivante. Elle ne sort de sa maison de Durgbar Square qu’à l’occasion des six grandes fêtes annuelles et y restera jusqu’à son premier saignement (de main, de pied, de nez ou de femme). La Kumari est choisie dès l’âge de 4 ans selon des signes distinctifs très précis, allant de la couleur des yeux au son de la voix. Lorsqu’elle est rendue à la vie normale, la jeune fille ne parle que Newar et a la réputation de porter malheur à celui qui l’épouse…
Nous visitons « Freak street », désertée par les hippies depuis quelques années déjà.
La nuit, les enfants des rues reniflent de la colle en dansant au son des magasins de disques et des bars alentours où l’on joue les Doors ou Bob Marley.
Am gonna Chitwan or two !
Quelques heures du bus grinçant nous mènent de Katmandu au « Royal Chitwan National Park », une immense réserve naturelle. Nous perdons un peu d’altitude, il fait plus chaud. Dans la jeep qui nous mène de la station de bus à nos futures chambres nous rencontrons Domenico (appelé « Domi » dans la suite du récit) et Suresh, respectivement italien et népalais, respectivement sourd et muet et inversement.
A peine installé Philippe, nos potes muets (!) et moi-même nous rendons dans le village voisin où vivent les Tharu, des gens sympathiques qui ont développé une immunité à la malaria (d’après ce qu’a entendu Suresh ) et manient le bâton comme Brousse Lee…
Le lendemain, la braguette toute verte, toujours avec Domi et Suresh avec qui nous communiquons de mieux en mieux (Tu peux pas comprendre !), nous marchons jusqu’à la rivière du coin (affluent du Gange) pour une expédition canoë (sorte de bateau mouche local) au milieu des crocodiles.

Notre guide, « Crocodile Pundee », nous débarque de l’autre côté de la rive, là où commence la réserve naturelle. La flore est magnifique et la faune…également : 60 tigres du Bengale (bagh), 400 rhinocéros (gaida),des ours et des petites biches.
Crocodile Pundee, armé d’un bâton, nous indique la course à suivre en cas de fesse à fesse avec les autochtones :
-Rhinocéros : fuir dans toutes les directions
-Tigre et ours : coup de bâton sur le nez.
-Biche : appareil photo
-Moustique : lance flamme
-buisson : tondeuse
Le plus dure sera de ne pas tout mélanger et de taper sur les buissons tandis que le rhinocéros prend en photo les moustiques et que la biche s’enfuie avec le lance flamme pour se faire le tigre qui n’a pu récupérer que le bâton, distrait par l’ours muet qui agitait son museau dans toutes les directions.
Deux bonnes heures de marches dans les fourrés et aucune attaque sournoise à déclarer. L’expérience de notre guide sans doute, attaqué par un rhino féroce il y a quinze ans.
Nous retournons donc l’après-midi dans la jungle, cette fois à dos d’éléphante (sorte de poney local) : c’est plus sur, on peut saluer les filles et c’est seulement 100 rupees à la trompe à essence.

A notre grande surprise nous rencontrons 7 rhinocéros unicorne (que nous approchons à quelques mètres : l’éléphant est plus fort que le rhino mais moins que l’hippopotamus), des singes, un éléphant (certes), deux sourds et muets et trois allemands.
La nuit, des nuages de lucioles éclairent le chemin et le reste des insectes saturent le paysage sonore.
Nous partons pour Lumbini, lieu de naissance de Siddharta (plus connu sous son nom de scène : Buddha ) accompagné de Domi et Suresh avec qui nous parlons maintenant philosophie.
Tiens, voila du Buddha.
Lumbini est un site gigantesque. Outre le palais de Maya Devi où est né le Buddha (et non en Hollande pour ceux qui se croient drôle) on peut visiter la ribambelle de temples que chaque pays a ou est en train de construire (sauf la Hollande).
Domi et Suresh sont bouddhistes et nous font découvrir les lieux comme nous ne les aurions jamais vu.
M Pokhara
Nous sommes actuellement à Pokhara, petite ville au bord d’un lac perdu au milieu des montagnes, où nous nous apprêtons à louer un petit voilier.
















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